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ASPECT MEDICO LEGAL DES CLICHES NUMERIQUES


Sur le plan pratique, l’utilisation de la technologie numérique permet l’acquisition standardisée d’une image virtuelle non modifiable, ensuite transcrite sur un document support, en améliore la qualité, offre une meilleure traçabilité et de plus ouvre sur tous les outils modernes de communication améliorant d’autant le résultat final. Le transfert sur un film est conforme à la pratique antérieure. Les réticences concernant la fidélité des images parenchymateuses ne sont plus d’actualité avec un appareillage moderne à constantes fixes. Quant aux images de pathologies pleurales liées à l’amiante, la technologie numérique donne un meilleur rendu.

Le débat pourrait porter sur les dimensions du document, le type de support (photo par exemple) ou la seule conservation d’un fichier numérique. En pratique de Santé au Travail, la seule autorité compétente reste l’Inspection médicale. Pour information, aucune réserve n’a jusqu’à présent été formulée, même pour un dossier totalement informatisé, sous réserve que « toute donnée informatique puisse être transcrite à tout moment sur un support physique »

Concernant la valeur scientifique des données acquises par une technique numérique, le Bureau International du Travail a proposé, il y a 50 ans, un outil de classification des pneumoconioses. Cet outil a évolué, intégrant dans sa nomenclature les images linéaires et pleurales et dans sa dernière version de nouveaux symboles. Sur le plan des recommandations techniques, la classification 2000 n’a pas repris les spécifications antérieures (voltage, distances, foyer..). Le BIT évoque cette évolution des équipements d’imagerie médicale, et autorise l’une ou l’autre des techniques, en insistant toutefois sur l’importance d’une collaboration étroite entre le médecin lecteur et le technicien radiologue.

Par ailleurs dans le cadre des examens médicaux légaux (expertises), il faut noter que les médecins agréés ou experts sollicitent quasiment toujours un complément d’information pour confirmer leur diagnostic par la pratique d’un scanner thoracique. Personne ne remet en cause la pertinence de cet examen, également numérique. La radiographie pulmonaire initiale conserve toutefois toute sa valeur en matière de dépistage dans la définition de la date de première constatation médicale. (PCM). Enfin, les organismes de Sécurité Sociale à travers leurs médecins conseils n’émettent aucune réserve sur ce type de document et sa valeur médico-légale.




 
Clichés thoraciques en camion mobile




 


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